Symbiosphère : une jeune Scop déjà récompensée

Symbiosphère : une jeune Scop déjà récompensée

06.07.2015

Le 11 juin dernier, Symbiosphère remportait l’un des 1er prix du Concours Talents de la création d’entreprise, organisé par la BGE dans la catégorie « Economie Sociale & Solidaire ».

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Le 11 juin dernier, Symbiosphère remportait l’un des 1er prix du Concours Talents de la création d’entreprise, organisé par la BGE dans la catégorie « Economie Sociale & Solidaire ». Outre une campagne de communication, la jeune Scop a décroché un chèque de 1 500 € et participera au concours national qui se déroulera en octobre prochain au Sénat.

« Nous sommes très heureux d’être lauréats de ce concours et de pouvoir participer à la phase nationale, ce qui va donner de la visibilité à notre activité lancée fin 2014 » explique Leslie Faggiano, gérante. Les 3 co-fondateurs de Symbiosphère ont eu l’idée dès le printemps 2013 de créer une activité combinant leurs compétences complémentaires autour de la biodiversité. « Avec Yann, nous étions dans le même master à Paul Sabatier. À la fin de mes études, j’ai effectué une mission de recherche européenne dans le cadre du programme Marie Curie, à Girona en Espagne, pour étudier l’impact des pesticides sur la biodiversité. Quelques années plus tard, j’ai retrouvé Yann à la FREDON  Midi-Pyrénées, où l’on travaillait auprès des collectivités pour réduire l’usage des produits phytosanitaires. »

Rejoint par Pierre, le frère de Yann, l’équipe de Symbiosphère a élaboré une première gamme de nichoirs à oiseaux, refuges à mammifères et de gîtes à insectes avant d’être accompagnée par l’ARCEC dans la phase de création. Leslie décide alors de tester le concept de Symbiosphère auprès de Patrick Pradel qui, avant d’être secrétaire général de Scopelec, était directeur de l’URSCOP Midi-Pyrénées et accompagnait de nombreuses créations de Scop. « Nous avions besoin de présenter notre projet à un expert qui puisse nous dire si notre projet était réalisable et viable ».
En janvier 2014, sur les conseils de M. Pradel, l’équipe se lance dans une étude de marché qu’elle achèvera grâce au parcours ADRESS de Toulouse Métropole. La Scop naîtra quelques mois plus tard.

Symbiosphère conçoit, fabrique et commercialise aux particuliers, entreprises et collectivités, des refuges en bois pour oiseaux, insectes, reptiles, amphibiens et mammifères, afin de préserver la biodiversité locale, notamment en zones urbaines.

« Nous nous sommes basés sur de nombreuses études parues dans des revues naturalistes et scientifiques pour concevoir des nichoirs adaptés à chaque espèce d’oiseau, ou encore des hôtels à insectes, et des refuges pour hérissons, chauves-souris ou lézards. » L’entreprise propose également une offre de jardinières, carrés potagers et de composteurs. Tous les objets sont fabriqués en pin Douglas (naturellement imputrescible), issu de forêts du Tarn gérées durablement (PEFC). « Nous n’utilisons aucun produit chimique (ni colle, ni vernis, ni peinture) dans la fabrication. L’ardoise qui sert à capter la chaleur ou protéger de la pluie provient des Pyrénées. Dès le départ, nous avons réfléchi au recyclage de nos copeaux pour le paillage de potager ou de jardinière par exemple. Avec d’autres Scop, nous allons créer un groupement d’achat qui nous permettra d’acquérir un broyeur. »

Présente sur de nombreux salons et foires, l’équipe informe les visiteurs, sensibles à leur impact sur leur environnement direct. « Nous leur apprenons comment être utile concrètement sur le cycle de vie des espèces autour de chez eux. Nous intervenons également au sein des écoles en posant des hôtels à insectes et en expliquant aux enfants comment préserver la biodiversité. » Deux formations à destination des personnels de collectivités ayant signé un agenda 21 sont consacrées à la biodiversité urbaine et l’éco-jardinage.

Prochainement, deux nouveaux projets devraient étoffer la gamme existante : une jardinière intégrant un refuge à insectes, conçue pour les personnes à mobilité réduite et les séniors; et une ruche qui prenne davantage en compte la santé de l’abeille que la production de miel.
« Ce projet sera mené en partenariat avec un apiculteur basé à Narbonne et nécessitera 1 à 2 ans de recherche. »

SYMBIOSPHERE
8 impasse des Poussins
31470 Fonsorbes
Site web : symbiosphere.fr